On me demande souvent pourquoi «glaneuse»; glaner c’est ramasser ce qui reste après la récolte, économie de moyens et de survie.
Glaner le bois flotté et autres matériaux échoués sur les plages, c’est glaner des formes, des couleurs, puis laisser parler ses émotions. De ces bois voyageurs, protagonistes à part entière d’un langage poétique et engagé, naîtront des histoires singulières d’hommes, de femmes, d’animaux, en quête de liberté…..
Une invitation à voir l’invisible, ce qui paraît insignifiant… une invitation à avoir un autre regard sur le monde qui nous entoure.
Leur passé est notre présent. Il y a tellement à dire. Et puis j'aime faire avec rien, avec un rien on fait un tout, une alchimie qui n'appartient qu'à soi, mais qui s'adresse à tous.
Marcher sur la plage, une rupture nécessaire...
Marcher au bord,
Regarder
S'enivrer
De cris d'oiseaux, du bruit des vagues
Garder ces trésors pour les jours sombres, les jours sans lumière
Garder ces trésors, pour la Respiration
Celle qui permet d'écouter
les oiseaux qui crient leur désespoir,
Celle qui permet de voir
les vagues qui vomissent nos excréments
Celle qui permet d'entendre, les larmes des sirènes
Claudine Guibert
Mai 2022